Salut, je m’appelle Thierry et je vais essayer en quelques mots de vous raconter un peu mon
parcours avec Jésus. Je suis né dans une famille très classique, avec des parents et deux
sœurs, une grande sœur et une petite sœur. Tout allait bien jusqu’à l’âge de 14 ans. J’étais
sportif, je faisais plein de choses, mais j’ai commencé à avoir de mauvaises fréquentations.
J’ai commencé à traîner le soir et à fréquenter de mauvaises personnes, jusqu’au jour où on
m’a invité à rejoindre des gars à la campagne pour fumer de l’herbe. J’y suis allé, j’ai fumé
une fois, deux fois, trois fois, et c’est rapidement devenu mon mode de vie.
De l’âge de 14 à 18 ans, je ne pense pas qu’il y ait eu un jour où je n’étais pas complètement
raide. Mes copains n’étaient pas fréquentables, ils braquaient des gens dans la rue, volaient
des voitures, se battaient, et faisaient plein d’autres choses. Ce qui me faisait drôle malgré
tout, c’est qu’eux trouvaient ça complètement normal. Au fond de moi, j’avais toujours
conscience que ça n’allait pas, qu’il y avait quelque chose de pas juste dans ce qu’on faisait.
Cela m’empêchait d’aller trop loin, sans doute parce que, quand j’étais petit, un ami dont le
papa était devenu pasteur me parlait déjà de Jésus et m’avait offert un tout petit Nouveau
Testament. Je gardais ce Nouveau Testament et, parfois, je me rappelais avoir prié.
Tout ce parcours m’a amené à un moment où j’ai été arrêté par la police. On m’a laissé le
choix entre avoir de vrais problèmes judiciaires ou partir. Mes parents m’ont alors mis en
pension parce que j’avais 16 ans, et ça a été le début de mon parcours. À partir de là, j’ai
commencé à laisser tomber un peu les mauvaises fréquentations. Je continuais à me
droguer de toutes sortes de façons, je sniffais de l’éther, de l’eau écarlate, prenais des
acides, et faisais des mélanges avec de l’alcool. Un jour, à 18 ans, j’avais une petite amie
parisienne que je voulais rejoindre. Elle ne m’attendait pas et, le jour où je suis arrivé, elle
était avec quelqu’un d’autre. Je me suis retrouvé tout seul en pleine nuit, loin de tout, sans
argent et sous la pluie. Là, je me suis dit que ça ne pouvait pas continuer comme ça. Je suis
revenu dans le sud de la France et, arrivé à Nîmes, j’ai retrouvé une ex-petite amie que je
pensais pouvoir récupérer. En fait, elle était devenue chrétienne. Elle m’a invité à une
réunion où on m’a parlé de Jésus.
Ce qui m’interpellait, c’est que je voyais quelque chose de tellement vrai et sincère chez ces
personnes. Je me disais qu’il y avait deux options : soit ils étaient complètement fous, soit ils
connaissaient quelque chose que je ne connaissais pas et qui me faisait envie. Pendant tout
ce temps, au fond de moi, il y avait un vide terrible. J’aimais pas la vie, j’étais dans un
processus d’autodestruction. Je me sentais suicidaire, mélancolique, romantique, trouvant la
beauté dans la tristesse. Je ne voyais pas de beauté dans la vie et je me faisais du mal.
J’étais vraiment autodestructeur. Ces jeunes, eux, semblaient resplendir. J’étais au fond de
la pièce et je me disais : « Et si c’était vrai ? Et si c’était vrai ce qu’ils disent ? Et si c’était vrai
que je ne suis pas là par hasard ? Et si c’était vrai qu’il y a quelqu’un qui m’aime ? Et si
c’était vrai que la vie a un autre sens que de juste souffrir et mourir ? »
J’ai fait une prière, un pari : « Dieu, si tu existes, si vraiment j’ai de l’importance pour toi, fais
quelque chose pour moi, révèle-toi à moi. » Et là, j’ai ressenti comme si j’étais dans une bulle,
comme si le temps s’était arrêté et que les gens autour de moi continuaient en ralenti. Dans
mon cœur, j’ai senti vraiment la voix de Dieu qui me disait : « Je suis là, je t’aime et je ne veux
pas que tu meures. » J’ai eu une conscience de ce que pouvait être l’enfer, non pas comme
un endroit peuplé de démons avec des flammes, mais comme le fait d’être seul, dans le noir,
à regarder quelque chose qu’on ne pourra plus jamais avoir. J’ai compris que la vie éternelle
n’était pas seulement pour les gens bien ou ceux qui croient, mais pour tout le monde. Où
est-ce qu’on va passer l’éternité ? C’est ce que la vie détermine.
J’ai dit à Dieu : « Je veux cette vie. » À ce moment-là, j’ai pleuré comme jamais, mais ce
n’étaient pas des larmes de tristesse, c’était comme un torrent qui me purifiait. Pendant
longtemps, j’ai marché sur cette voie. Plus tard, dans la vie, j’ai eu des moments difficiles, je
me suis éloigné de Dieu et pendant dix ans, j’ai été en colère contre Lui. Mais en 2006, je
me suis retrouvé seul, en faillite professionnelle, et Dieu m’a parlé. J’ai dû abdiquer et dire :
« Dieu, je ne sais pas pourquoi ces choses arrivent, mais je crois que tu as une provision
pour moi dans cette expérience. » Dieu m’a touché, j’ai été purifié et j’ai vécu une période de
guérison.
Ce que je veux communiquer, c’est qu’il n’est jamais trop tard. Que tu aies fait une
expérience avec Dieu ou que tu ne l’aies jamais connu, que tu aies marché fidèlement ou
que tu te sois trompé, ça ne change rien à l’amour de Dieu. Il a donné ce qu’il avait de plus
précieux pour qu’un jour, on puisse le connaître et être pleinement restauré, délivré de
toutes ces choses lourdes à porter. Si ça s’est passé pour moi, ça peut se passer pour toi. Il
n’y a pas de condamnation, pas de jugement, pas de colère. Dieu est juste amour, et la
seule chose qu’il désire, c’est que l’on se tourne vers Lui. Chaque fois que l’on se tourne
vers Lui, on découvre qu’Il est fidèle, qu’Il est là et qu’Il nous attend.
Il y a une histoire dans la Bible, la parabole du fils prodigue, qui parle d’un père qui a deux
fils. Le plus jeune demande sa part d’héritage et part vivre sa vie. Il finit par tout perdre et se
retrouve à nourrir des cochons. Il décide de retourner vers son père, pensant qu’il ne mérite
plus d’être son fils, mais le père l’accueille avec amour, le restaure et fait la fête pour son
retour. Cela parle de ce que Dieu est pour nous : un père qui nous attend toujours, prêt à
nous accueillir et à nous restaurer.
Je te remercie, Seigneur, de ce que tu es tellement bon, plein d’amour, de patience et de
tendresse. Merci parce que tu ne te lasses pas de nous appeler, de nous attendre les bras
ouverts. Je prie que ceux qui écouteront ce message puissent faire cette expérience de
retour à la maison du Père. Merci, Seigneur, pour ton amour infini et ta fidélité.
